27 juillet 2010

Schisme



J'ai longtemps et le plus souvent écrit pour décortiquer ou vider les trop-pleins, pour pleurer ou hurler, parce qu'écrire même à soi-même c'est déjà parler à quelqu'un, pour montrer, avouer. Pour jouer avec ce maigre et triste penchant à empiler des mots tissés à mes décalages et folies ordinaires.
Des lignes de mots verbiages.

Plus que parler mes mots voudraient maintenant dire, bien que certainement encore sont d’une autre pédanterie, griment un autre Narcisse.

Plus de deux ans sans mots ou presque, océan de remous sans lignes pour que la plume puisse se poser à nouveau et sur, pour trouver un ailleurs.
Des madriers ont bougés sur leurs axes. De nouveaux détails et essentiels, des combles au décorum, une nouvelle plume même, mais anthracite toujours.
Les besoins de parler et les logorrhées sont presque taris, ou noyés aux grands fonds de mes gouffres, ou tapis dans des cachots d’autres ailleurs.

Une nécessité de dire et livrer plus profond du et des sens, plus libre de soit, de moi, s'est imposée.
Mes reflets sont devenus mes horizons.

Posté par Another KAa à 15:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Schisme

    Mettre des mots sur sa souffrance, c'est déjà entreprendre de la purger. C'est une force que d'autres n'ont même plus.

    Posté par kitty, 24 septembre 2010 à 00:30 | | Répondre
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