31 juillet 2010

Coulisses



C'est un mensonge éhonté, éventé.
Ni trois ni mille mots n'ont jamais fait une caresse.
Ou l'on s'orgasmerait aux déclinaisons des mots tulles et soie.

Les doigts qui osent et déposent, légers,
Étroit sillon et démons obséquieux à vos faiblesses,
Ne seront jamais que complices soumis sans débat à vos lois.

Si le vers tend sa main, offre sa buée,
Seuls se voilent les yeux harangueurs de lascives liesses
Déjà pâmés volontaires et lovant ces écrits-rêves à leurs émois.

Des équarrisseurs sont les rimeurs nés,
Comme le tailleur de marbre extrait l'essence, l'ivresse,
Hors de la pierre et ne la sculpte pas, ils n'écrivent qu'un feu déjà là.

Posté par Another KAa à 23:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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